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PRÉPARATÌON DE L'ÌNJECTÌON ET
RÉDUCTÌON DES RÌSQUES
LE FÌLTRE À USAGE UNÌQUE,
UN NOUVEL OUTÌL DE PRÉVENTÌON DE L'HÉPATÌTE
C
Nicolas BONNET, Eliot IMBERT, APOTHICOM
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POSTER présenté à la CLAT 2, Perpignan
L'épidémie de VHC, qui persiste de façon
préoccupante, nécessite l'amplification de la
politique de réduction des risques qui a permis de
limiter les contaminations par le VIH.
En effet, cette politique a consisté à promouvoir
l'usage unique et personnel de la seringue.
Elle doit désormais intégrer les conseils d'usage
unique et personnel de l'ensemble du matériel de préparation
à l'injection, et notamment du filtre.
Le Flyer N°13, sept. 2003
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La conservation,
le partage et la réutilisation des filtres :
des facteurs
de risque majeurs de contamination VHC
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Des
études récentes démontrent que la conservation,
le partage ou la réutilisation des filtres sont des
facteurs de risque majeurs de contamination par le VHC.
La conservation et la réutilisation des filtres sont
dues à leur capacité à retenir du produit
actif.
Ces études ont été menées auprès
d'usagers de drogues par voie intraveineuse chez qui étaient
étudiées les pratiques précédant
leur séroconversion.
- En 2001, dans la cohorte de Seattle (USA), 54 % des séroconversions
VHC non liées à la seringue étaient
liées au partage de la cuillère et du filtre.
- En 2002, dans la cohorte de Chicago (USA), on observe
que les contaminations chez ceux qui n'ont pas partagé
la seringue sont trois fois supérieures chez ceux
qui partagent le filtre.
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En 2003, dans la cohorte du nord de la France, le partage
du filtre est le facteur de risque le plus associé
à la séroconversion VHC (RR=16,3).
Dans
l'enquête réalisée par l'Observatoire
Français des Drogues et Toxicomanies en 2002 auprès
des structures bas-seuil, près d'un tiers des usagers
interrogés avaient partagé un filtre au cours
du dernier mois.
Les résultats de l'étude rétrospective
sur les comportements réalisée au sein de
la file active des patients du CSST d'Ivry-sur-Seine nous
apprennent que plus de 7 usagers sur 10 ont déjà
partagé un filtre tandis qu'ils sont également
plus de 7 sur 10 à avoir déjà conservé
un filtre après utilisation, pour dépanner
en cas de manque dans 95 % des cas. Enfin, plus d'un tiers
des patients interrogés (36 %) pensent avoir été
contaminés par le VHC lors d'un partage de filtre/coton.
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Le développement
d'un nouvel outil de prévention :
le filtre stérile
à usage unique
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Après
le Steribox® et le
Stericup®, l'association
Apothicom développe depuis plusieurs années
un filtre censé amener les usagers à choisir
l'usage unique. Ce nouveau filtre est stérile, non-absorbant
et pour limiter les risques liés à l'injection
de particules, son pouvoir de filtration est très supérieur
aux filtres actuellement utilisés.
En 1998, un premier filtre est testé par des injecteurs
fréquentant des structures de prévention parisiennes.
Ce nouveau concept de filtre est plébiscité
par 50 % des enquêtés, mais son efficacité
ne semble pas satisfaisante avec certains produits.
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En
2000, un deuxième prototype de filtre est testé
auprès de 55 UDIV recrutés dans 5 structures
en fonction des produits consommés.
Différents
éléments sont à retenir de ce deuxième
test :
- 64 % des enquêtés déclarent garder
leurs cotons dans un but de réutilisation,
- principales qualités déclarées :
hygiénique, filtration de qualité ;
- principaux défauts déclarés : entrée
d'air, pas de réutilisation possible.
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| Conclusions
des enquêtes sur le filtre à usage unique |
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Cette
enquête a déterminé les améliorations
à apporter. D'octobre à décembre 2002,
une dernière génération de filtre est
testée auprès des UDIV fréquentant l'association
ASCODE-Perpignan. Les principaux résultats de ce test
sont les suivants :
- utilisation facile ou très facile du filtre pour
88 % des enquêtés ;
- obtention d'une solution transparente après filtration
dans 79 % des cas ;
- filtre choisi pour utilisation en routine pour 87 % des
enquêtés, 96 % souhaitant qu'il soit disponible
dans les programmes d'échanges de seringues et 91 %
dans les Steribox*.
Les résultats de ce dernier test démontrent
que ce nouvel outil, adapté à leurs pratiques,
est adopté par les utilisateurs.
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Parallèlement,
une dernière étude a été menée
en laboratoire afin de quantifier la quantité de
produit psychoactif retenue par les différents filtres
utilisés couramment par les UDIV (filtre à
cigarette, filtre coton du Stericup*) et par le filtre à
membrane. Cette étude nous a permis de valider le
faible pouvoir d'absorption du filtre à membrane,
très inférieur à tous les autres filtres,
limitant ainsi grandement une ré-utilisation potentielle.
La mise à disposition prochaine du filtre à
usage unique, associée à des conseils de prévention,
est de nature à limiter les risques vasculaires liés
à l'injection de particules et les risques infectieux
liés au partage du matériel d'injection.
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| Remerciements
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Nous
remercions nos partenaires qui ont contribué depuis
1998 aux différentes étapes ayant abouti à
la réalisation définitive de cet outil de
prévention :
Michel
Dheur, Danièle Dheur, Guy Subira (Ascode, Perpignan)
; Mathieu Janneteau (Médecins du Monde, Paris) ;
Annie Tosetti ;
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(Entractes,
Nice) ;. Sylvie Priez (Asud Marseille) ; Jimmy Kempfer (Ass.
Liberté, Bagneux) ; Ass. Ruptures (Lyon) ; Rosine Levy
(Réseau VH Melun) ; Pascal Aubry (Entraide Sida) ;
Stéphanie Besse (Entraide Sida) ; Alain Abina (Asud
Herault) ; Valérie Prieur (Aides Franche-Comté).
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